Communiqué de presse - Bulletin 2022 de PARTICIPACTION : la FÉÉPEQ inquiète de l’état de santé des enfants et des adolescents

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

Objet : Bulletin 2022 de PARTICIPACTION : la FÉÉPEQ inquiète de l’état de santé des enfants et des adolescents

 

Sherbrooke, le 6 octobre 2022 – La Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FÉÉPEQ) s’inquiète et n’est pas surprise de la situation dépeinte dans le plus récent bulletin de PARTICIPACTION, rendu public le 4 octobre 2022.  Ce dernier attribue aux enfants et adolescents canadiens la note alarmante de D pour l’ensemble de l’activité physique. On y constate un recul important de l’activité physique dans le secteur du loisir et dans le milieu scolaire. Des efforts considérables afin de promouvoir la santé et les saines habitudes de vie chez les jeunes sont alors nécessaires si on souhaite combattre les forces actuelles de sédentarité. Au niveau de l’éducation physique et à la santé, bien qu’incomplète en 2022 en raison de la pandémie, c’est une faible note de D+ qui a été allouée en 2020 comparativement à la note de C- en 2018. Fort à parier que la situation ne s’est guère améliorée en 2022!

Pour la version PDF, cliquez ici!

FÉDÉRATION DES ÉDUCATEURS ET ÉDUCATRICES PHYSIQUES ENSEIGNANTS DU QUÉBEC

FASAP - Université de Sherbrooke

2500, boul. de l’Université, Sherbrooke (Québec) J1K 2R1

Local A8-259

Objet: Bulletin 2022 de PARTICIPACTION : la FÉÉPEQ inquiète de l’état de santé des enfants et des adolescents

Sherbrooke, le 6 octobre 2022 – La Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FÉÉPEQ) s’inquiète et n’est pas surprise de la situation dépeinte dans le plus récent bulletin de PARTICIPACTION, rendu public le 4 octobre 2022.  Ce dernier attribue aux enfants et adolescents canadiens la note alarmante de D pour l’ensemble de l’activité physique. On y constate un recul important de l’activité physique dans le secteur du loisir et dans le milieu scolaire. Des efforts considérables afin de promouvoir la santé et les saines habitudes de vie chez les jeunes sont alors nécessaires si on souhaite combattre les forces actuelles de sédentarité. Au niveau de l’éducation physique et à la santé, bien qu’incomplète en 2022 en raison de la pandémie, c’est une faible note de D+ qui a été allouée en 2020 comparativement à la note de C- en 2018. Fort à parier que la situation ne s’est guère améliorée en 2022!

Qu’en est-il de l’éducation physique et à la santé au Québec ? Le préscolaire, par exemple, ne présente aucun programme d’éducation physique et à la santé (EPS) au Québec. Les données les plus récentes[1] (2013) auxquelles la FEEPEQ a accès indiquent que seulement 69 % des écoles primaires réussissent à intégrer 120 minutes par semaine d’EPS à leur programme. « Nous serions curieux d’avoir le portrait exact d’aujourd’hui, car empiriquement, nous percevons une tendance à la diminution au temps octroyé à l’EPS. » de dire Christian Leclair, directeur général de la FÉÉPEQ.  Quand on sait à quel point l’EPS a un effet positif sur la concentration et la réussite des élèves, il y a lieu de se questionner pourquoi le Ministère de l’Éducation n’augmente pas le temps recommandé pour l’EPS !

Au secondaire, le temps d’éducation physique et à la santé met l’enseignant en EPS en présence avec ses élèves en moyenne 37 fois par année. Selon le président de la FÉÉPEQ, Carl Chartier, « c’est tout à fait insuffisant pour favoriser des apprentissages significatifs et contribuer à acquérir les compétences prévues au programme ». Rappelons la recommandation de l’UNESCO[2] qui est de 150 minutes d’EPS hebdomadaires.

La situation au collégial n’est guère plus réjouissante puisque planent constamment sur l’éducation physique la menace de son affaiblissement voire même de sa disparition. Voici un exemple qui démontre l’importance accordée à cette matière : les cours d’éducation physique peuvent être suivis et réussis par le système de formation à distance!

Certaines initiatives telles le Grand Défi Pierre Lavoie, la TMVPA et plusieurs autres, ont aussi à cœur d’avoir un impact sur le changement de norme sociale en ce qui a trait au mode de vie physiquement actif et aux saines habitudes de vie, mais il faut beaucoup plus. Nous croyons que la combinaison gagnante passe également par l’ajout du temps d’EPS à tous les niveaux et que cet ajout doit aussi faire partie de la solution.

En conclusion, voici ce que le bulletin affirme sur l’importance de l’éducation physique : « Le cours d’EPS est présenté comme une avenue importante afin de préserver des niveaux d’activité physique à l’échelle de la population » et il faudrait « prioriser les efforts visant à augmenter la fréquence de l’éducation physique ». Enfin, les écoles devraient « traiter l’éducation physique et l’activité physique quotidienne avec le même respect que les matières de base (mathématiques, sciences et sciences sociales). »

À la suite des dernières élections, la FÉÉPEQ pose aujourd’hui cette question : avec un budget provincial toujours plus gourmand en ce qui concerne le système de la santé du Québec, ne serait-il pas temps d’investir en amont et donc, en éduquant nos jeunes à la santé ?

- 30 -

Pour information :

Christian Leclair | Directeur général

Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FÉÉPEQ)

819-991-2442

direction@feepeq.com


[1] Morin P., Demers K., Grand'Maison S., Tessier O. (2013) Portrait de l'offre en activité physique et sportive dans les écoles du Québec. Revue phenEPS/PHEnex Journal; 5(2)

[2] UNESCO. (1999). Troisième conférence internationale des ministres et hauts fonctionnaires responsables de l'éducation physique et du sport (MINEPS III). Recommandations. s.l.n.é. http://www.unesco.org/education/educprog/minÉPS/french/projet_recom.htm Consulté le 13/11/2013. 


 

Retour à la liste des nouvelles